La Durance prend sa source au pré de Gondran, sur les pentes du sommet des Anges, dans le département français des Hautes – Alpes, près de la frontière italienne. Elle se jette dans le Rhône à quelques kilomètres au sud-ouest d'Avignon, entre les départements du Vaucluse et des Bouches du Rhône, dont elle est la frontière. Ce long tracé (305 km) fait de cette rivière une voie de liaison entre les domaines alpin et méditerranéen et elle constitue en outre une zone humide au sein de la Provence sèche. La Durance constitue donc un espace naturel d'une riche biodiversité et un axe important de migration.
La Durance peut être divisée en 3 grandes parties :
- Haute Durance : rivière alpine au régime nival (hautes eaux en juin et débit soutenu même en été)
- Moyenne Durance : rivière au lit encaissé, au régime méditerranéen (crues provoquées par les pluies automnales, étiages sévères en été), vallée qui s'élargit
- Basse Durance : après un rétrécissement de la vallée à la clue de Mirabeau, la vallée continue de s'élargir jusqu'à la confluence Durance – Rhône.
La Durance est une rivière capricieuse, redoutée autrefois pour ses crues, (au point d'être qualifiée de 3ème fléau de la Provence) autant que pour ses étiages.
La rivière est un élément constitutif du paysage de cette région : large lit de galets, bras en eau, îles boisées, importante forêt alluviale sont à l'origine d'un paysage original, qui abrite une faune et une flore riche et très diversifiée. Depuis longtemps canalisée et dérivée, l'eau circule dans un ensemble de canaux qui s'enrichissent d'ouvrages et d'installations liés à l'agriculture, à la circulation ou encore aux aménagements hydrauliques, dessinant un paysage patrimonial propre à la région. Ces aménagements ont également conduit à une perte de l'espace naturel de la Durance (disparition de bras en eau et iscles peu végétalisés) au profit des infrastructures et de l'agriculture
La plaine de la Durance accueille des vignes, des cultures diverses. Ces milieux abritent un cortège floristique spécifique (mouron des champs, souci des champs…). Comme dans la vallée du Rhône, les plantes messicoles et le cortège faunistique associé souffrent de l'utilisation massive de phytosanitaires et de fertilisants. Boisements, friches et haies nombreuses au sein des zones cultivées représentent des îlots de refuge et de vie, en particulier pour la petite faune de plaine endémique, ainsi que pour les oiseaux (conditions idéales pour l'alimentation ou la nidification). L'évolution des pratiques agricoles et du maintien des surfaces agricoles sont un facteur essentiel pour le maintien des ces milieux ouverts et de la biodiversité.
Assises Associatives Plaine et Vallée de la Durance |